mercredi 28 mars 2012

Pollution, limites de vitesse et respect de l’autre

Les enquêtes d’opinion le prouvent, les français sont sensibles à la cause environnementale et, à les entendre, ils seraient prêts à beaucoup d’efforts pour améliorer leur qualité de vie. Vœux pieux. Cependant, lorsqu’il s'agit de faire un effort réel et concret, on se demande où sont passées ces bonnes résolutions.

Ces jours derniers, la région parisienne affichait un taux de pollution record, dû notamment aux particules fines. Obligation était donc faite aux automobilistes de réduire leur vitesse de 20 km/h sur les grands axes. Pendant ces quelques jours, j’étais moi-même sur les autoroutes franciliennes, roulant à des heures légèrement décalées par rapport au trafic le plus dense, où, par chance, l’on pouvait atteindre les vitesses maximales habituelles. Et d’observer que tous les nombreux panneaux lumineux automatiques rappelaient les consignes de vitesse temporaire : 70 km/h sur le périphérique, 90 km/h sur l’A6.

Restant sur la file de droite à la vitesse recommandée, j’ai pourtant pu faire un constant désolant : 4 véhicules sur 5 me doublaient. Sans état d’âme. Plus grave, on dénombrait parmi eux foultitude de taxis, camionnettes de chantiers et d’artisans, bus, poids-lourds et autres gros diesels bien polluants. Je ne comprendrai décidément jamais ces catégories de conducteurs aux QI de mouches qui, toute l’année, argumentent que la vitesse est nécessaire à leur productivité, toujours au détriment de « l’autre », l’automobiliste lambda qui n’est qu’une gêne à leurs déplacements. Mais l’irrespect supplémentaire dont ils font preuve en ces périodes de pollution en dit long sur le peu d’attention qu’ils peuvent avoir sur leur environnement, c'est-à-dire sur eux-mêmes.

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