mercredi 19 janvier 2011

Tarifs SNCF en hausse.

Certains vont (encore) dire que je vais (encore) taper sur la SNCF. Et ils auraient raison. Mais je crois que cette entreprise fait le maximum pour qu’on l’égratigne. Il ne s’est pourtant pas passé 15 jours depuis que je parlais des dysfonctionnements du mammouth sur fer. Et, aujourd’hui, on nous annonce une nouvelle augmentation de ses tarifs d’au moins 2%.

C’est en effet toujours facile d’augmenter ses tarifs. On peut même les justifier par un besoin d’investissement ou de modernisation et on peut toujours les faire approuver par un état actionnaire complaisant. Et puis, la pilule passera peut-être auprès du consommateur ; de toutes façons, il est sur un marché captif.

Je suis toutefois convaincu qu’avant de répercuter une augmentation sur le consommateur final, une entreprise digne de ce nom se serait d’abord posé les vraies questions de son fonctionnement et de l’optimisation de son service. Et donc de sa rentabilité. C’est ce que la SNCF ne fait visiblement pas. Oh, certes, on nous met un chargé de communication devant des journalistes pour nous faire un mea culpa de façade sur le fiasco du Strasbourg-Port-Bou (vous savez, là où on a fait monter un cheminot de Lyon à Dijon en taxi). Et puis 15 jours après, on annonce de nouveaux tarifs qui évitent surtout de se remettre profondément en cause.

La SNCF, c’est un peu comme cet état français qui préfère ponctionner toujours davantage d’argent plutôt que de réduire ses coûts et résoudre ses aberrations de fonctionnement. Une entreprise bien française en somme…

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