lundi 3 janvier 2011

Réveillon global

Le réveillon du jour de l’an a été pour moi une expérience consommateur intéressante. J’ai choisi et acheté les mets que je désirais préparer à mes convives et c’est en arrivant devant les fourneaux et en déballant tous les ingrédients que j’ai pour la première fois ressenti un réel malaise à propos de la provenance des produits que j’avais sous le nez. Si j’avais choisi des huîtres de Marenne-Oléron pour la qualité que je leur prête, je n’avais, je l’avoue, pas fait attention en rayon aux autres origines. Certes, lorsqu’on choisit de la langouste, on s’imagine bien qu’elle n’est pas nécessairement bretonne. Celle-là provenait des Bahamas. On pourrait naïvement croire qu’un rôti de cerf serait le produit d’un élevage français. Point du tout ; la bête venait de Nouvelle Zélande. Ma pire surprise à été de découvrir un peu par hasard que les cèpes surgelés de chez Picard avaient fait le voyage depuis la Chine. Là, les a priori prennent le dessus et l’on se demande même si l’on va commencer à les cuisiner.

Le tout était pourtant délicieux. Mais avec tout de même ce petit arrière goût d’empreinte carbone. Un réveillon globalisé, en somme.

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