vendredi 15 octobre 2010

Taxe d’habitation et frais de gestion : L’impôt sur l’impôt.

S’il y a bien une période l’année que je déteste, c’est bien l’automne. Non seulement à cause des jours qui raccourcissent et de la saison des grèves qui reprend, mais surtout parce que c’est le moment de l’année où tout créancier se rappelle à mon bon souvenir. Et le plus gourmand de tous, c’est bien l’état, qui m’envoie ses petites feuilles de décomptes pour différents impôts qu’il ne peut justifier que par des chiffres absconds, sans même en justifier le bon usage.

Bref. Je viens de recevoir mon avis d’imposition sur la taxe d’habitation. Ce machin m’est toujours désagréable. Non seulement on me pompe arbitrairement, et sans m’expliquer, pour alimenter les caisses d’un département ou d’un syndicat de communes qui fait peu pour le village où j’habite, mais surtout, on vient ajouter à ma note déjà salée des « frais de gestion » de 65 euros qui s’élèvent à « 4,4% du montant précédemment calculé », « en contrepartie des dégrèvements que l’état prend à sa charge ainsi que pour les missions d’assiette et de recouvrement qui lui incombent » (sic).

Des frais de gestions sur un impôt, c’est l’impôt sur l’impôt, la cerise gâtée sur le gâteau moisi, le foutage sur la gueule ; Surtout lorsqu’on voit une telle proportionnalité pour un service ; Surtout lorsqu’on voit ce qu’est la gestion du recouvrement de cet impôt : un calcul fait automatiquement, une impression et un routage à très grande échelle, un paiement et recouvrement électronique. Il n’y a donc qu’à payer le papier, l’encre, la mise sous plis, le timbre, et dans mon cas, plus aucune intervention humaine n’est nécessaire. Tout au plus, je paie ces 65 euros pour un processus de contrôle et ses fonctionnaires qui vont avec.

Un jour, peut-être, l’état saura gérer son impôt. Et tout le monde s’y retrouvera.

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