mardi 19 octobre 2010

Grève, démocratie, et croissance.

Par leur vote, les français donnent mandat à une majorité pour qu’elle conduise le pays et mette en place les actions inscrites à un programme, le tout dans le respect des lois et d’une constitution. C’est là toute la beauté de notre régime, imparfait mais tolérant, respectueux de l’intérêt commun même lorsqu’on n’est pas d’accord avec ceux qui nous dirigent. Et beaucoup s’en accommodent car c’est, de tous les temps, le régime le moins pire qu’on ait trouvé.

Mais certains français ont une idée bien à eux de la démocratie, où l’intérêt personnel doit toujours primer. Ils sont contre. Contre tout, du moment qu’on ne pense pas à eux en premier. Contre tout le monde si l’on ne veut pas les écouter en dehors des urnes. Contre le consensus dès lors qu’il ne leur est pas favorable. Alors il faut tout casser, il faut tout bloquer, il faut tout détruire. Et l’on se laisse séduire et manipuler par un gourou syndicaliste, paranoïaque à tendance schizophrène, tout autant avide de pouvoir que ses congénères (mais non élu, lui).

Le pire, c’est que ces français nostalgiques des temps de Bastille qui espèrent que leur pas sur le pavé va changer leur monde, n’ont toujours pas compris que leurs blocages ne feront qu’empirer une situation économique déjà fragile, et que ces points de croissance perdus par leurs actions irresponsables impacteront directement leurs emplois. Et surtout les emplois les plus instables.

C’est eux qui paieront. C’est nous.

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