vendredi 22 octobre 2010

Après la pénurie d'essence, l'augmentation du prix

Les stations services commencent à être réapprovisionnées en essence et en gazole. C’est une bonne chose pour l’automobiliste. En revanche, cet afflux d’or noir raffiné va avec son lot de surprises pour le consommateur : une augmentation drastique des prix à la pompe.

J’ai pu le constater hier. Une station Total proposait des prix pour le gazole environ 6% supérieurs à ceux généralement pratiqués avant la grève (+8 centimes en 1 semaine), et à un montant jamais égalé depuis que le prix du pétrole avait flambé il y a deux ans. Et pourtant, le dollar n’a jamais été aussi fort depuis 8 mois et le prix du baril est relativement stable.

À qui la faute, donc ?

Certes, les pétroliers ont leur part de responsabilité. Ce sont eux qui fixent les prix selon leurs propres lois, exclusivement basées sur celles de la rentabilité et du profit. Et puisqu’ils risquent de baisser leurs marges à cause des grèves (immobilisation des ressources tout en continuant à payer pour les structures et les personnels), ils tenteront de rattraper leurs objectifs financiers. Et ils y arriveront sur le dos du consommateur.

Mais ne nous trompons pas sur la vraie nature de cette augmentation à la pompe. C’est cette grève faite par un petit nombre de contestataires d’une réforme qui parfois même ne les concerne pas, entraîne des répercussions directes sur le pouvoir d’achat de tous. À commencer par cette France qui se lève tôt, et qui a besoin de carburant pour aller bosser. Elle.

On a une fois de plus la preuve que quand une minorité fout la merde, tout le monde paie pour la nettoyer.

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