mercredi 29 septembre 2010

Librairie Verger des Muses (Corbeil) : La dérive

Il y a bien déjà quelques mois que je n’avais pas mis les pieds au Verger des Muses de Corbeil-Essonnes. C’était un magasin agréable et une vraie alternative de proximité aux grandes surfaces de la culture.

Et puis, j’y suis retourné pour y acheter un livre en particulier. Et il a bien fallu que je me rende à l’évidence que la boutique avait bien changé. Si la disposition des rayons a évolué, ce n’est certainement pas au profit des livres : peu de choix, peu de nouveautés, des pans de rayons entièrement vides, un seul exemplaire par livre... En somme, un désert dans le lequel vous ne vous attardez pas, sinon pour acheter votre journal, et encore.

Je n’y ai pas trouvé ce que j’étais venu chercher, mais je suis tout de même arrivé à la caisse avec un autre livre dont, pour la petite histoire, le prix sur les couvertures était soigneusement masqué par une étiquette autocollante, et pas le moins du monde affiché en rayon.

Une seule caisse était ouverte (sur 6) à laquelle attendaient 4 personnes devant moi, toutes bloquées par une cliente qui allait et revenait à un autre stand, où un planton semblait s’ennuyer. Ce planton, qui en passant se faisait traiter de voleur par ladite cliente, représentait la marque « RES », vendant la carte de fidélité du magasin, ou plus exactement de ce groupe RES qui venait sans doute de racheter l’enseigne Verger des Muses.

Et les conversations de durer à la caisse… Aucun management aux alentours pour en ouvrir une autre. Les quelques clients devant moi se sont succédés, au rythme très lent de la caissière qui, en plus de son métier, devait faire l’article de cette nouvelle carte de paiement du groupe. Au total, il m’a fallu 15 minutes pour être encaissé. La cliente qui faisait la queue derrière moi n’a pas eu cette patience et a reposé ses articles avant de sortir les mains vides, agacée. J’en aurais volontiers fait autant si je ne n’avais pas fait le déplacement exprès.

Pendant ce temps, je n’y ai vu aucun responsable tenter d’organiser le bousin. La caissière, voyant la situation se bloquer a pourtant passé un coup de fil, mais personne n’est même venu voir. Pendant ce temps, le planton payé à fourguer sa carte et qui regardait la caisse avec un petit sourire en coin, tout en lançant « eh, mais moi je suis pas employé par le magasin, je suis ‘RES’, c’est écrit sur mon badge » n’a fait que de m’inciter à ne plus mettre les pieds dans ce magasin avant un bon bout de temps. Du moins tant qu’une vraie réorganisation ne sera pas opérée, tant dans la gestion des produits en vente que dans la relation qu’on peut avoir avec le client et le management qui va avec.

Dommage, c’était un bon magasin. Avant.

2 commentaires:

  1. surprise egalement ce magasin si agreable est devenu un desert peu de livres plus de presse pas achalandé pour les fetes de fin d'année fermeture programmé ?? vraiment dommage tout fou le camps

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  2. Tout cela est très planifié. cette société RES n'a qu'un seul but vendre un maximum de cartes RES (monnaie de singe) avant de fermer le magasin pour en ouvrir un autre (Arcueil) pour recommencer l'opération. Ce n'est pas la première ni la dernière fois. Mais que fait la police ?

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