lundi 30 novembre 2009

Grippe A - Organisation des centres de vaccination

La grippe A s’étend et la logistique de vaccination des pouvoirs publics semble déconnectée de la réalité. Vous vous demandez pourquoi ? Petit résumé de ma matinée.

Pour une raison qui m’est personnelle, je suis récemment passé dans la catégorie de population devenue prioritaire pour la vaccination contre la grippe A. Comme je n’avais pas droit auparavant au bon de vaccination nécessaire, je me suis donc rendu ce matin dans le centre CPAM le plus proche de chez moi (environ 10 km aller) pour tenter de plaider ma cause et d’obtenir le précieux sésame.

Après ‘seulement’ 10 minutes d’attente, un « conseiller » (comme on dit dans les banques) m’a reçu, m’a demandé la justification, et m’a de suite émis ce bon. Formidable, j’allais pouvoir continuer ma démarche et passer dans la foulée sous la seringue.

En regardant ce bon de plus près, je me juste suis aperçu qu’aucune adresse de centre de vaccination n’y figurait.

«- Heu, excusez-moi madame, mais il n’y a pas de nom de centre ni d’adresse sur le bon…
- C’est dans la ville, me répond-elle, à la maison des jeunes, derrière l’église !».

Vague comme adresse, mais allons-y.

Une fois arrivé place de l’église, aucune indication ou pancarte part sur l’emplacement précis du centre. Qu’à cela ne tienne, la mairie est en face, je vais demander mon chemin.

« -Bonjour Madame, je cherche le centre de vaccination s’il vous plait
- .. ?! Mais c’est fermé aujourd'hui ! Ce n’est ouvert que le mercredi, jeudi, vendredi et samedi ».

Puis cette dame s’est renseignée et m’a répondu que tous les centres de la région avaient les mêmes disponibilités.

Ah ok. Donc si je comprends bien, d’un côté on nous dit que la vaccination est critique, et de l’autre on nous démontre que la criticité ne fonctionne que 4 jours par semaine.

J’ai fini par trouver le centre, effectivement tout près de l’église, engoncé dans un recoin, avec un papier sur la porte donnant les jours d’ouvertures pour les 2 semaines à venir. Je ne me souviens même pas y avoir vu d’horaires d’ouverture. Un homme, qui s’était cassé le nez comme moi et qui en repartait, m’a dit avoir appelé le numéro de téléphone affiché sur la porte et que personne n’avait répondu. Une femme qui se garait près de l’église m’a interpellé en me demandant où était le centre de vaccination.

Une bien belle expérience à la française de tout ce que la gestion d’état peu faire de plus catastrophique en terme de gestion de crise et de relation « clients ». Ou d’usager, ou de contribuable, appelez ça comme vous voudrez.

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