mercredi 12 août 2009

Google Street View - inquiétudes sur la vie privée


Google communique ces derniers jours sur l’utilisation de vélos équipés de caméras et appareils photo pour alimenter sa base d’images pour Google Street View. La firme espère ainsi couvrir des rues et endroits qui n’étaient jusque-là pas accessibles à ses véhicules de prises de vues.

Une fois prises, les photos sont traitées pas un logiciel de floutage qui permet de masquer visage et plaques minéralogiques.

Oui mais… la faillibilité d’un tel processus –vraisemblablement automatisé- continue de poser de vrais problèmes de protection de la vie privée. Ainsi, la CNIL rappelait récemment qu’elle continuait de recevoir des plaintes. Et Google de promettre d’améliorer la réponse d’un utilisateur au moyen du lien « Signaler un problème » accessible et utilisable par quiconque se sentirait concerné par une image Street view.

Le problème est toutefois beaucoup plus profond. À l’heure où on l’on oblige les sociétés à faire de l’opt-in (c'est-à-dire à demander expressément à l’utilisateur de souscrire à un service), les sociétés internationales telles Google continuent d’avoir une approche opt-out : « D’abord, on fait ! Et puis si quelqu’un veut quelque chose, il n’a qu’à le demander, après !». Un exemple flagrant sur la photo ci-joint : Les photos de cette rue de cette petite ville de l’Essonne ont effectivement les plaques minéralogiques et les visages floutés ; toutefois, on peut trouver clairement le numéro de téléphone portable de l’occupant de ce T2 à vendre (tout à fait lisible en zoomant).
Pourra-t-on bientôt également lire les noms sur les boîtes aux lettres ?

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