vendredi 31 octobre 2008

Paris Péage

Prenant exemple sur ses cousines européennes (Londres, Oslo, Stockholm, Milan), Paris étudie la faisabilité d’un péage urbain. Je n’ai rien contre le fait de réduire la circulation à Paris, et donc la pollution. Bien au contraire. Mais cette taxe irait bien au-delà d’une simple oxygénation.

D’une part, elle créerait des inégalités encore plus flagrantes entre parisiens intra-muros et banlieusards ; n’oublions pas que ceux qui viennent sur Paris dans la journée ne le font que très rarement par plaisir, mais plutôt par obligation professionnelle, sans parler du seul fait qu’ils n’aient pas forcément les moyens d’habiter dans le centre ville.

D’autre part, elle accentuerait encore la perpétuelle insuffisance des moyens de transports publics de la région parisienne. Laisser sa voiture chez soi et venir en transports en commun, c’est bien ; encore faut-il que ces moyens existent, ne soient pas saturés, ne triplent pas votre temps de transport, ne soient pas en grève tous les 2 mois, soient disponibles aux heures où vous en avez besoin et en toute sécurité. Quant à des parkings à l’entrée de la ville qui feraient relais avec la RATP, encore faudrait-il qu’ils existent.

Sous couvert écologiste, on serait plutôt revenus à des usages féodaux : Le suzerain local prendrait sa taxe pour financer ses projets et favoriser son petit peuple.

Désolé, mais je vis dans une république, démocratique et égalitaire, et non au milieu de souverainetés autocratiques. D’ailleurs, j’imagine que si le maire de la petite commune dans laquelle j’habite prenait les mêmes mesures pour contrer le trafic croissant du passage automobile non résidant, il serait tout de suite mis au pas –ou économiquement sanctionné- par ses homologues des cités proches et plus puissantes.

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