lundi 20 octobre 2008

Hyper fidèle

Les grandes chaînes d’hypermarchés nous proposent toutes leur carte fidélité, sorte de pass magique qui nous fait entrer dans un club hyper-Select où l’hyper-réduction et l’hyper-bonne affaire n’est valable que pour nous. Nous, client privilégié. Mais le but de cette carte est-il atteint ? Retourne-t-on réellement dans une chaîne plutôt que dans une autre grâce aux avantages de cette carte ? Est-on plus sensible aux bonus d’une carte plutôt que d’une autre ? Je serais tenté de dire non.

Le choix d’un hyper, c’est le d’abord le choix de la proximité. On va là où c’est d’abord le plus pratique, parce que « plus près de chez soi » ou parce que « sur le chemin en rentrant du travail ». Les prix ? Oui, tout le monde les regarde attentivement. Mais le consommateur calcule de plus en plus le coût total de ces courses, et non le prix des articles. Ce coût englobe bien sûr le coût kilométrique pour aller et revenir des centres commerciaux, mais aussi la disponibilité des articles qu’il compte acheter ; Courir toutes les boutiques de la région pour satisfaire la totalité de sa liste de courses n’est plus aujourd’hui de mise. Vient enfin le prix de l’article qui, finalement, n’a pas d’écart fondamental d’une enseigne à l’autre. Ou, plus exactement, le prix total du panier ne varie que très peu d’une enseigne à l’autre.

Mon calcul personnel est simple. Je vais à l’hyper le plus près de chez moi pour remplir le caddie, faisant le moins de détour possible pour y aller, même en ayant remarqué que les prix ne sont pas spécialement attractifs dans cette enseigne. J’ai également la carte de fidélité du magasin qui me procure, bon an mal an, quelque maigre pourcent de réduction. Ce n’est pas pour autant que je resterai fidèle à cet hyper : il me suffira de déménager de changer de lieu de travail pour le quitter, sans état d’âme. Ce n’est pas pour autant que je ne vais pas à la concurrence en quelque occasion : le coût global reste le même.

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