vendredi 17 octobre 2008

Des parachutes aux dorures de la République


Le commun des mortels se trouve aujourd’hui stupéfait par les « parachutes dorés », sortes d’assurance tous risques des grands patrons qui leur permettent de couler des jours paisibles lorsque leur règne se termine.

Les politiques, eux-mêmes, communiquent pleinement sur ce qu’ils considèrent comme un scandale. C’est d’autant plus honteux, selon eux, puisque tout autre salarié n’est pas logé à la même enseigne. On a ainsi créé un privilège au sein même de la communauté « entreprise ».
Même si je partage cet étonnement sur ces primes, j’aimerais toutefois souligner que les parlementaires bénéficient également d’avantages non négligeables lorsque, non renouvelés par leur électorat, ils doivent retourner à la vie civile. Saviez-vous par exemple, que l’allocation de retour à l’emploi pour un député est temporaire et dégressive et est « versée pendant une durée maximum de 3 ans. Le montant du plafond représente 100 % de l'indemnité parlementaire de base pendant les 6 premiers mois, 70 % pendant le 2ème semestre, 50 % pendant le 3ème semestre, 40 % pendant le 4ème semestre, 30 % pendant le 5ème semestre, puis 20 % pendant le dernier semestre. » (Source : http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/indemnite.asp ).
Au regard du petit actionnariat-votant, c'est-à-dire de la communauté « France », c’est ici aussi un privilège attribué au sommet, par le sommet. Ne serait-ce pas tout simplement un parachute doré ?

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